Discours 2017

  • 14 juillet 2017

    Mesdames et Messieurs,

    Nous voilà, une nouvelle fois, rassemblés au pied du Monument aux Morts de notre commune pour célébrer le 14 Juillet, et je me réjouis de vous y accueillir aussi nombreux.

    Merci à toutes et tous d’avoir répondu à cette invitation.

    Je vous remercie très sincèrement de votre présence en ce jour de Fête Nationale qui nous donne l’occasion, non seulement d’avoir une pensée pour tous ceux qui ont contribué à la grandeur et au rayonnement de la France, mais aussi à leur rendre hommage, et encore à nous rappeler le sens qu’ont voulu donner ces Grands Hommes en inscrivant aux frontons de nos Mairies « Liberté, Egalité, Fraternité ».

    Je rappelle ce que nous devons aux philosophes du Siècle des Lumières à avoir fait de la France l’image d’une nation grande et rayonnante, non pas par sa taille, mais par la force et la pertinence des idéaux qu’elle incarne.

    Il ne suffit pas d’en être fier, encore faut-il s’imposer le devoir de ne pas laisser s’éteindre la flamme.

    La recherche d’une plus grande Égalité a été le rêve de tous les êtres épris de Justice, une égalité qui n’est pas synonyme d’uniformité, mais qui signifie la possibilité pour chacun de s’affirmer avec les mêmes chances que l’autre.
    « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

    La Fraternité, enfin est une obligation morale : c’est l’amour de l’autre, l’acceptation de ses idées, la haine du sectarisme, le droit à la différence, le refus de l’intolérance, le rejet des intégrismes, la dénonciation des égoïsmes.  L’esprit de fraternité sous sa forme moderne c’est la solidarité qui anime les associations, les bénévoles, l’élan de partage et d’implication d’un groupe de personnes unies dans un intérêt commun.
    Ainsi a été crée un état de droit, qui est aussi un état de devoir.
    Devoir de mémoire
    Devoir d’exemplarité
    Devoir de ne pas galvauder les droits qui sont les nôtres.
    Alors, aujourd’hui, que faisons-nous de ces grands principes ?
    Lorsque l’actualité nous montre à travers le monde la souffrance, la violence, la guerre, Lorsque l’actualité nous montre aux portes de l’Europe, la détresse, la misère, l’abandon,

    Mais, l’actualité c’est aussi dans notre village des actes solidaires qui nous donnent la force d’avancer et de construire pour l’avenir

    Je voudrais apporter une attention particulière à toutes les personnes de bonne volonté qui agissent pour le bien commun, qu’elles soient organisées en association, en comité, ou qu’elles agissent au quotidien dans leur entourage pour que la vie soit plus agréable pour chacun.

    En ces temps changeant, c’est notre fierté et celle de notre pays que de rester fidèles à nos valeurs de citoyenneté, de fraternité et de tolérance.

    C’est notre fierté, et c’est aussi notre devoir. L’idéal que nous célébrons aujourd’hui appelle au recueillement, nous invite à la vigilance mais nous encourage surtout à espérer en la France, cette vieille nation héritière d’un glorieux passé mais porteuse de tant d’atouts pour son avenir. A commencer par notre jeunesse,

    En vous témoignant, une nouvelle fois, toute ma reconnaissance pour votre participation à cette cérémonie, et en vous remerciant de votre attention, je vous souhaite, à toutes et à tous, en famille et entre amis, une très bonne journée.

Discours 2016

  • 14 juillet 2016

    Mesdames et messieurs les élus en vos titres et qualités,

    Monsieur le Président des anciens combattants,

    Messieurs les anciens combattants,

    Monsieur le représentant de la gendarmerie,

    Mesdames, messieurs les présidents d’association,

    Mesdames et messieurs,

     

    Nous sommes réunis aujourd’hui en ce 14 juillet 2016 au pied de notre monument aux morts pour célébrer notre fête nationale.

     

     

    Le 14 juillet 1789 les Parisiens en prenant la Bastille ont adressé un message à la France et au monde entier. Ce message était que plus rien ne serait comme avant. Pour la première fois un pays, une Nation, des hommes et des femmes proclamaient ensemble que tous les Hommes naissaient libres et égaux en droit.

     

    C’en était terminé des privilèges de naissances, de la non-imposition des puissants et des riches et du pouvoir absolu du roi.

     

    Tous ici réunis nous montrons notre attachement à la république qui vit le jour en 1792.

    Mais, ces idées des Lumières, la liberté, l’égalité en droit et devant l’impôt ont mis du temps à se diffuser en France et en Europe. Toute l’histoire du XIXe siècle est marquée par les soubresauts de la Révolution Française.

     

    Notre continent européen hésita longtemps entre régime libéral et autoritaire. La France elle-même en 100 ans passa de la Ière République au Ier Empire, de la Monarchie de Juillet à la IIème République, du Second Empire à la IIIème République qui s’est définitivement installée dans le cœur et dans l’esprit des Français et Françaises.

     

    Notre rassemblement aujourd’hui consacre, donc, la conviction partagée que nous avons que la République est un régime particulièrement précieux, qui doit être défendu avec force contre tous les assauts.

     

    Car il en a fallu des luttes et du courage aux révolutionnaires de toutes les époques pour se battre pour des droits qui nous semblent désormais naturels, presque allant de soi.

     

    Il est important, aujourd’hui, jour de la fête nationale de raviver le souvenir des philosophes des Lumières, des Révolutionnaires et des grands Républicains qui ont contribué à construire entre 1789 et aujourd’hui notre démocratie.

     

    Je pense, par exemple, à Condorcet. Souvenons-nous de son combat contre l’esclavage. Bien avant la Révolution, en 1781, Condorcet, dans un essai très célèbre, s’excusait déjà auprès des générations futures pour le crime commis par ses contemporains qui toléraient et encourageaient l’esclavage.

     

    Aujourd’hui nous bénéficions de la liberté de presse, d’expression, de circulation, du suffrage universel mais toutes ces libertés ont déjà été gagnées puis perdues et à nouveau gagnées.

     

    Prenons l’exemple du droit de vote. Le suffrage universel a été arraché par les sans-culottes en 1789 mais très rapidement il a fait place au suffrage censitaire qui n’autorisait que les riches à voter.

     

    Le suffrage universel s’est à nouveau imposé en 1848 mais il a fallu toute la verve et la conviction d’un Victor Hugo en 1850 pour le sauver et le maintenir.

     

    Victor Hugo disait ainsi du suffrage universel qu’il fait partie de l’entité du citoyen, ce droit de suffrage, sans lequel le citoyen n’est pas ; ce droit, qui fait plus que le suivre, qui s’incorpore à lui, qui respire dans sa poitrine, qui coule dans ses veines avec son sang, qui va, vient et se meut avec lui, qui est libre avec lui, qui naît avec lui pour ne mourir qu’avec lui, ce droit [est] imperdable, essentiel, personnel, vivant [et] sacré (…).

     

    Et bien, contrairement à ce que disais Victor Hugo, je pense que ce droit du suffrage universel, nous pouvons le perdre. Non pas parce qu’on nous le retirerait mais parce que nous l’utilisons de moins en moins au fur et à mesure que l’abstention progresse.

     

    Il n’y a jamais de bonnes excuses pour ne pas aller voter même si les candidats ne plaisent pas il existe le vote blanc. Il faut voter, toujours voter et ne jamais laisser les autres décider à sa place.

     

    On peut prendre exemple sur ce qui s’est passé de l’autre côté de la Manche. La majorité des britannique de moins de 49 ans était pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne et pourtant le brexit l’a emportée de peu. Pourquoi ? Parce que beaucoup de Britanniques ont oublié d’aller aux urnes seuls 36 % des 18-24 ans et 58 % des 25-49 ans s’y sont rendus.

     

    Ce brexit est un rude coup pour l’Union européenne et pour le projet européen, il est vrai, en berne depuis quelques années.

     

    Ce matin ensemble réunis sur la place de l’église, devant notre monument aux morts qui nous rappelle le prix de la liberté et l’importance de la construction européenne j’aimerai réaffirmer avec vous qu’il ne faut jamais transiger avec les droits que nos ancêtres nous ont transmis par leur sacrifice, qu’il ne faut pas céder aux sirènes du repli identitaire et à l’intolérance, que l’avenir pour notre Nation passe par l’Union européenne mais une Union européenne construite sur les principes qui ont fait la force de notre République la liberté, l’égalité et la fraternité.

     

    Vive la République,

    Vive la France,

    Vive l’Europe !

  • Inauguration du restaurant scolaire

    Monsieur le député,

    Madame la conseillère régionale,

    Madame la conseillère départementale,

    Messieurs les vice-présidents de la communauté de communes,

    Mesdames, Messieurs les maires, mes chers collègues,

    Messieurs les maires honoraires de Saint-Domineuc et de Pleugueneuc,

    Mesdames, Messieurs les élus et les membres du CMJ,

    Mesdames, Messieurs,

    J’excuse M. Jean-Luc CHENUT, président du conseil départemental et Mme Sylvie ROBERT, sénatrice, Mme Evelyne SIMON-GLORY, maire de Plesder, qui n’ont pu être des nôtres.

    Je vous remercie de votre présence ce matin. Une inauguration c’est un moment important dans la vie d’une commune.

    C’est un moment important pour les élus puisqu’aujourd’hui, nous concrétisons dans le réel, dans la pierre, deux ans de travail.

    C’est un moment important pour vous tous ici réunis aujourd’hui car c’est pour vous l’occasion de découvrir un nouveau bâtiment qui servira les enfants de notre commune et des communes alentour.

    C’est, enfin, la possibilité pour chacune et chacun d’entre vous de voir concrètement l’utilité et l’importance de l’impôt.

    Sans lui, nous ne pourrions faire de tel bâtiment au service de notre jeunesse.

    Ce restaurant scolaire fait donc partie des trois grands projets que nous avions proposé à la population en 2014. Je les rappelle ici.

    Le premier projet était l’agrandissement et la création d’une cuisine traditionnelle pour le restaurant scolaire que nous inaugurons aujourd’hui.

    Le deuxième projet était la réalisation d’un pôle périscolaire qui se situera près de la mairie. Il est déjà en chantier et vous étiez nombreux, il y a 15 jours, à assister au lancement symbolique des travaux par la plantation d’un murier platane.

    Le troisième était la rénovation et la couverture des cours de tennis du pôle sportif dont le travail préparatoire commencera en décembre de cette année.

    En avril 2014, nous avons dû décider de l’ordre de priorité de nos projets. Le restaurant municipal a été placé dans nos priorités absolues.

    En effet, le nombre d’enfants dépassaient très largement la capacité d’accueil et de sécurité du restaurant nous obligeant d’ailleurs à organiser trois services au lieu de deux.

    Cette contrainte de trois services n’était pas idéale ni pour l’organisation de nos deux écoles ni pour les enfants priés de manger vite, trop vite.

    Pour nos enfants, nous avons donc décidé, nous aussi, d’aller vite. Ainsi, 3 mois après notre élection nous consultions cinq architectes pour retenir finalement le cabinet LOUVEL en septembre 2014, cabinet qui avait une très bonne connaissance de ce bâtiment puisqu’il l’avait construit.

    Après avoir associé les parents d’élève, les agents, les écoles à ce projet, nous sommes partis sur quatre pistes :

    • Agrandir le restaurant scolaire
    • Améliorer l’acoustique en améliorant son insonorisation
    • Réaliser un préau plus grand pour abriter tous les enfants en cas d’intempérie.
    • Réfléchir au type de cuisine à mettre en place

    Nous avons ensuite fait une analyse technique, fonctionnelle, réglementaire et financière de toutes ces pistes.

    Pour nourrir notre réflexion, nous avons eu besoin d’aller visiter d’autres restaurants municipaux. Il était important, pour nous, de bénéficier de l’expérience d’autres communes qui ont d’autres fonctionnements.

    Nous avons ainsi visité les restaurants municipaux des communes d’Irodouer, de Pleumeuleuc, de Trévérien, de Combourg et de Tinténiac. J’en profite d’ailleurs pour remercier les élus et les cuisiniers qui nous ont accueilli et ont pris de leur temps pour nous faire visiter leurs installations.

    Finalement, après concertation et après analyse, nous sommes arrivés à la conclusion que la meilleure solution pour nos enfants était de reconstruire à Saint-Domineuc un restaurant pourvu de cuisine traditionnelle.

    C’était à la fois le choix du goût et de la raison.

    Le choix du goût car aucune liaison froide ne pouvait égaler les qualités gustatives d’un repas préparé sur place.

    C’était le choix de la raison. A l’heure où l’on se pose beaucoup de questions sur notre modèle agricole et sur notre façon de consommer, le choix des repas préparés sur place nous permettait de mieux contrôler la qualité et la provenance des denrées qui seront proposées aux enfants.

    Forts de cette décision, le cabinet LOUVEL nous a proposé en novembre 2014 un projet qui prévoyait :

    • Une extension de la salle de restauration de 90m²
    • Une création de 100m² de cuisine.
    • La modification des vestiaires du personnel et des sanitaires enfants.
    • La pose d’un flotex au sol pour réduire le niveau sonore
    • Et enfin la création d’un préau de 74m²

    Ces améliorations portent la capacité d’accueil de 130 places à 220 places par service pour un fonctionnement optimal et idéal.

    Après cette phase de concertation et d’optimisation, nourrie par nos démarches, le coût final du projet était de 681 885 euros.

    Il nous a fallu, comme tout élu, aller à la chasse aux subventions.

    Je dois dire que nous avons été plutôt heureux. On dit que la chance sourit aux audacieux, on peut dire la même chose des subventions elles sourissent aux audacieux ou du moins à ceux qui ont des projets.

    En effet, la rapidité et l’efficacité avec laquelle ce projet a été mené nous a permis de profiter du plan de relance du Conseil Départemental pour soutenir l’emploi et l’économie en Ille-et-Vilaine.

    Je remercie nos conseillers départementaux ici présents ainsi que la majorité du conseil départemental pour l’initiative et la réussite de ce plan de relance.

    J’adresse un remerciement particulier à François ANDRE, notre député, qui est aussi conseiller départemental. Il a, en effet, suivi de près notre dossier et nous avons obtenu le maximum de l’aide du département soit 150 000 euros.

    Enfin, nous avons obtenu 188 000 euros de l’Etat au titre de la dotation d’équipements des territoires ruraux.

    Notre restaurant est donc subventionné à 51% par l’Etat et le département d’Ille-et-Vilaine.

    Malgré ces très bonnes nouvelles sur les subventions nous avons souhaité, lors de l’élaboration de ce projet, garder un restaurant à la taille de Saint-Domineuc et à la taille de notre bassin de vie.

    En effet, même si ces fonds ne proviennent pas directement de la commune, il s’agit d’argent public.

    Il doit donc être dépensé avec parcimonie et sagesse sans tomber dans des projets exubérants.

    Enfin, les élus, ici présents, le savent trop bien que les investissements d’aujourd’hui sont les dépenses de fonctionnement de demain.

    Les travaux ont commencé en mars 2015 et ont pris du retard à cause de l’entreprise de gros œuvres qui a déposé le bilan.

    J’en profite pour remercier l’entreprise de gros œuvres Chanson qui a accepté de reprendre la suite des travaux.

    Ils étaient déjà venus à notre secours pour le Grand Clos et ils se sont à nouveau porter volontaires pour le restaurant. Un grand merci à eux.

    Le restaurant scolaire est donc pleinement fonctionnel et il commencera son activité pendant les vacances de la Toussaints.

    David LEFEUVRE a été retenu pour être le cuisinier municipal. Il préparera avec l’aide de Valérie et Maryline les repas pour les enfants de nos écoles mais aussi pour l’accueil des loisirs les mercredis et pendant les vacances.

    Passer d’une liaison froide où les repas sont simplement à réchauffer à des repas préparés sur place ne se fait pas facilement. Il y aura sûrement quelques réglages et à ajustements à faire.

    C’est pourquoi nous sommes prudents et nous étalerons dans le temps nos objectifs à atteindre en matière de repas.

    J’ai, toutefois, défini un objectif à court terme qui sera appliqué dès la prochaine rentrée.

    C’est l’éradication du gaspillage alimentaire.

    Le gaspillage en général et le gaspillage alimentaire en particulier sont les maux de notre temps et de notre société d’abondance.

    La profusion de biens, d’objets et d’aliments nous fait souvent oublier la modération, nous fait aussi souvent oublier que derrière un légume ou un morceau de viande qu’on jette il y a eu du travail, une dépense de temps, d’eau et d’énergie.

    Le gaspillage alimentaire a, donc, un coût. Son coût moyen est estimé par l’ADEME, l’agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie à 27 centimes par repas soit pour notre commune une somme moyenne de plus de 15 000 euros par an.

    La maîtrise de la confection des repas permettra au cuisinier d’adapter les quantités de nourriture commandées en fonction des menus.

    Nous savons tous qu’en général les pommes de terre sont plus facilement consommées et en plus grande quantité par nos enfants que les brocolis.

    Mais la maîtrise de la confection des repas nous permettra aussi de préparer des plats avec plus de saveurs et donc de faire en sorte que nos enfants prennent, aussi, plaisir à manger des brocolis.

    Nous nous appuierons naturellement sur l’expertise du SMICTOM en matière de recyclage et de valorisation des déchets pour mettre fin au gaspillage alimentaire.

    Une fois que les cuisines auront pris leur rythme de croisière, dans quelques mois, nous serons plus ambitieux et nous développerons les filières locales en favorisant les produits issus de l’agriculture biologique.

    Favoriser la filière locale nous permettra de valoriser nos territoires en recréant une relation de proximité avec les zones de production et les agriculteurs et ainsi nous pourrons recréer du lien social autour de l’alimentation.

    Cela permettra aussi à nos enfants de redécouvrir des produits variés et de saison avec du goût.

    Cette filière de consommation locale permettra de répondre aux enjeux climatiques, énergétiques et environnementaux en évitant d’acheter à l’autre du bout du monde ce qui est produit près de chez nous.

    Enfin, nous allons mettre en place dans les mois qui viennent un groupe de travail qui sera composé d’élus, d’agents et de parents d’élève proposés par l’APEL et l’Amicale laïque qui sera un espace de réflexion sur le fonctionnement du restaurant, sur la conception des repas et la provenance des denrées.

    J’arrive à la fin de mon propos. Je souhaite terminer comme il se doit par des remerciements. En effet, un projet de cet ampleur c’est un travail d’équipe qui va au-delà naturellement du cercle des élus.

    Je souhaite remercier le cabinet LOUVEL et l’architecte Mme NOUVEL pour son travail ainsi que les différentes entreprises qui sont intervenues. Un grand merci à M. BRESSIANT qui malgré le dépôt de bilan de l’entreprise de gros œuvres a su garder son calme et son professionnalisme durant tout le chantier.

    Je désire aussi remercier tous les agents de la commune qui par leur travail ont permis la réalisation de ce bâtiment.

    J’adresse un merci particulier aux agents du service de restauration pour leur patience et qui ont su avec professionnalisme s’adapter aux deux sites temporaires.

    Je souhaite aussi remercier tous les élus de Saint-Domineuc ayant soutenu ce projet pour leur travail et leurs conseils.

    Je souhaite particulièrement remercier les élus Michel LEROY, Hervé BARBAULT et Thierry DEJOUE ainsi que, la directrice générale des services de Saint-Domineuc, Mme FAUVEL qui ont travaillé sans compter leurs heures sur ce projet en réussissant le tour de force de maitriser les dépenses de la commune et de réaliser un bâtiment qui répond à nos besoins.

    Je terminerai mon propos sur une remarque.

    La reconstruction d’un restaurant avec une cuisine traditionnelle à Saint-Domineuc n’est pas un retour en arrière d’une dizaine d’années. C’est tout le contraire. C’est un gage d’avenir.

    L’avenir et le progrès, c’est de faire confiance à nos agriculteurs par les filières courtes et moyennes en consommant local et Français.

    L’avenir et le progrès, c’est aussi d’apprendre à nos enfants l’importance du goût et de bien manger en variant les produits et les saveurs.

    L’avenir et le progrès c’est enfin de transmettre à nos enfants toute la tradition culinaire française et ce, même à la cantine.

    Ce sont les objectifs que nous nous sommes fixés et que nous réaliserons.

    Je vous remercie.

Discours 2015

  • 14 juillet 2015

    Mesdames et messieurs les élus,

    Monsieur le Président des anciens combattants,

    Monsieur le représentant de la gendarmerie,

    Monsieur le directeur de l’école publique,

    Monsieur le directeur de l’école privée,

    Monsieur le curé,

    Mesdames et messieurs,

    Nous sommes réunis aujourd’hui en ce 14 juillet 2015 au pied de notre monument aux morts pour célébrer notre fête nationale.

    Il y a 226 ans le peuple de Paris s’emparait de la Bastille, symbole de l’absolutisme royal. Ce 14 juillet 1789 fut choisi, après de très nombreux débats, en 1880, par la IIIème république comme fête nationale. Son symbole demeure toujours aussi fort.

    Cette date fut choisie car elle incarne le peuple se libérant lui-même de ses chaînes.

    Pourtant les principales mesures révolutionnaires, sous la pression populaire, ont eu lieu au mois d’août 1789. Je pense d’abord à la nuit du 4 août qui voit l’abolition des privilèges des nobles et de l’Eglise. Je pense surtout à ce 26 août 1789 où l’Assemblée nationale a adopté la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen.

    Par sa clarté, sa précision, cette Déclaration est un chef-d’œuvre de la langue française et un texte de droit exemplaire.

    Le caractère universel et intemporel de la Déclaration est tout aussi remarquable que sa qualité littéraire. Ce texte réussit le tour de force d’énoncer les droits de l’individu en faisant abstraction du régime politique, de la religion où même des différences sexuelles.

    Cette déclaration par sa clarté convient à toutes les époques et à toutes les sociétés.

    L’Article premier, le plus connu et le plus important, énonce : «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.»

    En deux courtes phrases, cet article dénonce les privilèges de l’époque et porte en germe la condamnation de l’esclavage comme des ségrégations sexuelle, religieuse ou raciale.

    Enfin, ce premier article est intemporel, universel. Il peut être l’idéal de n’importe quelle société, n’importe quand et n’importe où !

    Aujourd’hui, ici, chacune et chacun par sa présence montre son attachement aux valeurs que portent notre République. Ces valeurs sont rappelées par sa devise liberté, égalité et fraternité.

    Au XVIIIe siècle, les révolutionnaires définissaient la liberté ainsi. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Elle n’a de bornes que la loi et les lois doivent être prises dans l’intérêt général.

    L’égalité était l’égalité de droit car la société de l’Ancien Régime était basée sur la naissance, un être humain était, par exemple, jugé différemment en fonction de sa naissance et de son sang.

    Au XIXe et au XXe siècle, les héritiers des révolutionnaires de 1789 ont rajouté la notion de justice sociale. En effet, comment vivre totalement la liberté et l’égalité si par manque de moyens on est privé d’instruction, de travail et de loisirs ?

    Au XXIe siècle, à cette notion de justice sociale a été rajoutée la notion de justice environnementale. Car là aussi comment vivre pleinement l’égalité et la liberté dans un environnement dégradé sans énergie suffisante, sans eau propre, sans capacité de produire sa nourriture ?

    Dans leur sagesse les hommes et les femmes de 1789 ont donc rajouté, aux valeurs de liberté et d’égalité, la fraternité.

    La liberté et l’égalité peuvent se définir juridiquement, la fraternité, elle, elle est une injonction, une obligation morale.

    Elle nous incite à aller vers les autres. Elle nous commande de nous entraider afin d’aller vers une société plus juste et moins égoïste.

    Le philosophe allemand Kant disait «  Renoncer à l’autre c’est renoncer au monde »

    Notre devise et nos valeurs républicaines nous obligent a constamment pensé à une société dont le but est d’aider les plus faibles d’entre nous à vivre pleinement leur liberté.

    Vive la République ! Vive la France ! Vive l’Europe !

  • 8 mai 2015

    Monsieur le Député, Cher François
    Monsieur le conseiller départemental, Cher André
    Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
    Monsieur le Président des anciens combattants,
    Messieurs les directeurs des écoles,
    Messieurs les représentants de la gendarmerie,
    Monsieur le curé,
    Mesdames et messieurs,
    Nous nous sommes réunis ce matin au pied de notre monument aux morts pour célébrer ensemble le 8 mai 1945. Je tiens en premier lieu à remercier la classe de CM2 de M Chapa qui nous a formidablement interprété 3 chansons en l’honneur des combattants de la liberté.

    Au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, les combats prenaient fin partout en Europe. Même si on l’oublie parfois, les Alliés engagés dans un conflit mondial contre les puissances de l’Axe, allaient poursuivre leur combat jusqu’à la capitulation du Japon le 2 septembre 1945.

    Il y a 70 ans les fascistes, les nazis et tous les mouvements d’extrême-droites européens qui avaient profité de la guerre pour prendre le pouvoir en Roumanie, en Hongrie, en France et dans bien d’autres nations étaient abattus.

    Ce rassemblement est pour nous aujourd’hui l’occasion  de rendre hommage à ceux qui ont combattu pour notre liberté.

    Ce matin, je pense aux noms qui sont inscrits derrière moi.

    Tout d’abord à Maurice LEPRINCE et Jean HOUAL, un engagé et un conscrit, morts tous deux lors de la campagne de France en 1940 qui a vu les armées allemandes déferlées sur notre pays.

    Je pense à Raymond JOSSE prisonnier de guerre, mort en 1944 lors d’un bombardement, dont le sort tragique nous rappelle que pendant 5 ans des millions de Français ont été prisonniers en Allemagne et ont été obligés de participer à l’effort de guerre nazi.

    Je pense aussi à Jean BRIAND, mort le 16 mai 1944 alors qu’il participait au sein du corps expéditionnaire français aux côtés des Alliés à la libération de l’Italie.

    Enfin, il me faut évoquer Michel LEBRAS, mort le 26 janvier 1945, lors de la libération de l’Alsace où le général Leclerc a honoré son serment qu’il avait pris avec ses hommes dans le désert libyen de déposer les armes uniquement quand le drapeau français flottera sur Strasbourg.

    Aujourd’hui, la population de Saint-Domineuc par sa présence rend à ses 5 hommes l’hommage qu’ils méritent pour avoir défendu notre liberté et la République.

    En ce jour de commémoration du 70ème anniversaire de l’armistice, il nous faut aussi penser à toutes ces femmes et à tous ces hommes qui sont morts en luttant contre la pensée fasciste.
    Il y a un instant les enfants nous chantaient un passage de l’affiche rouge d’Aragon. En ces temps de crise et de doute sur nos valeurs, il n’y a pas de plus beau message que ce groupe de résistants d’origine arménienne qui n’ont pas eu besoin de carte d’identité pour se sentir français et mourir avec courage pour notre liberté et pour notre pays.

    La seconde guerre mondiale est aussi le premier conflit qui a entrainé plus de morts chez les civils que chez les militaires. Notre mémoire populaire porte le deuil des 55 millions de victimes. Que ce soit à Saint-Domineuc, en France, en Europe et même en Asie ou en Afrique, le coût humain de ces six années fut effroyable.

    Aux victimes que j’évoquais, s’ajoute 35 millions de blessés, 3 millions de disparus, 30 millions de civils tués parmi lesquels 6 millions de juifs et des tsiganes.

    Il y a peu de temps, le président Hollande était en visite officielle au Struthof, seul camp de concentration allemand en territoire français. Il y a fait cette déclaration « La connaissance de l’histoire ne nous préserve pas du pire ».

    En effet, et il faut le répéter sans cesse, le parti nazi est arrivé au pouvoir en Allemagne de manière démocratique. La banalisation dans le discours politique des idées xénophobes et racistes est un danger mortel pour la République.
    L’explication qui est donnée par certains, persuadés que nos difficultés quotidiennes sont de la faute de l’autre se transforme très rapidement en haine de l’autre et débouche  sur une politique de boucs émissaires et sur la violence.

    « La connaissance de l’histoire ne nous préserve pas du pire »

    Et, pourtant, comment ne pas être choqué quand on voit à des heures de grandes écoutes des déclarations nous expliquant que Philippe Pétain a sauvé des Juifs ou n’était pas un traitre.

    Quelle insulte pour les morts que nous honorons aujourd’hui !

    Je rappellerai ici simplement les paroles du président Chirac en 1995 commémorant la rafle du Vel’ d’hiv.
    « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français.
    Le 16 juillet 1942, 4 500 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.
    La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.  »
    A tous les enfants réunis ce matin, je souhaiterai simplement leur dire qu’il n’y a pas d’issu à la haine et à la violence.

    La République c’est l’acceptation des différences et la tolérance. C’est aussi une fermeté inflexible envers tous ceux qui veulent déconsidérer nos valeurs humanistes.

    Pour ne jamais oublier, je terminerai sur ces quelques couplets de la chanson nuit et brouillard qui ont été interprétés toute à l’heure par les enfants.

    Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
    Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
    D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
    Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

    Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
    Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
    Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
    Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

    Nous devons nous souvenir aujourd’hui, demain, toujours, de ce que signifie ce 8 mai.

    Souvenons-nous et n’oublions jamais. Vive la république, Vive la France, Vive la paix et l’Europe.

Discours 2014

  • 11 novembre 2014

    Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,

    Monsieur le Présidents des anciens combattants,

    Monsieur le curé,

    Mesdames et messieurs,

    Il y a 100 ans, jour pour jour, le 11 novembre 1914, l’Europe était en guerre depuis 3 mois et demi.

    Depuis le 1er août 1914 l’Allemagne impériale avait déclaré la guerre à la République française et par le jeu des alliances toutes l’Europe était entrée en guerre. Cette entrée en guerre ne s’est pas faite la fleur aux fusils comme souvent on le dit. Quand on écarte les images de propagandes des Etats, quand on s’intéresse aux écrits des soldats on sait que l’envie d’en terminer rapidement avec l’ennemi était due surtout à l’envie de retourner rapidement chez soi, de retrouver sa famille.

    A Saint-Domineuc, ce 1er août 1914 était le temps des moissons et bien peu d’hommes étaient heureux de quitter leur terre, leurs champs pour aller combattre un ennemi lointain à l’est.

    Pourtant le 11 novembre 1914, il y a 100 ans, ce bel été 14 où il avait fait chaud et beau était déjà oublié.

    Oublié les journaux qui proclamaient en Allemagne « à Paris dans 5 semaines » et la Presse en France qui titrait « A Berlin avant Noël ».

    Oublié les discours des dirigeants politiques qui assuraient que la victoire allait être rapide, glorieuse et sans douleur.

    La sinistre réalité de la guerre commençait à rattraper tout le monde. Depuis bien longtemps déjà les pleurs et les cris de douleurs des veuves avaient remplacé les discours martiaux des débuts de la guerre.

    Ce 11 novembre 1914, le conflit s’était mondialisé et le canon désormais ne raisonnait plus uniquement sur les paysages verts d’Europe mais il tonnait dans le désert du lointain empire Ottoman ou dans les rizières de Chine.

    Ce 11 novembre 1914, le conflit s’était tristement modernisé. Pour la première fois des hommes s’étaient entretués dans les airs et déjà on réfléchissait à des moyens encore plus modernes pour tuer toujours plus de monde. Jamais l’expression l’homme est un loup n’avait été aussi tragiquement illustrée.

    Ce 11 novembre 1914 le conflit s’était radicalisé. Aux exactions allemandes commises dans le nord de la France, viols, exécutions arbitraires, pillage, arrestations. La France et le Royaume-Uni avaient répondu par un blocus alimentaire qui visait les civils allemands.

    Enfin, ce 11 novembre 1914 le grand massacre, déjà, avait commencé. Durant ces 14 semaines de guerre 600 000 français étaient tombés au champ d’honneur dans les Ardennes, en Lorraine et sur la Marne.

    Nous ne sommes pas ici, aujourd’hui, pour commémorer une victoire mais pour célébrer la paix. Notre monument aux morts est, à ce titre, remarquable.

    Regardez notre poilu, adossé à une tranchée, il n’est pas menaçant. Il n’est pas belliqueux. Il regarde l’horizon. Il veille.

    Notre monument aux morts illustre le sens du sacrifice des Docmaëliens tombés pendant la Grande Guerre, pendant toutes les guerres.

    Il nous rappelle que nous devons rester vigilants face aux dangers de ceux qui prônent la violence, de ceux qui désignent un ennemi venu d’ailleurs ou de ceux qui plus sournoisement stigmatisent celui qui est étranger ou tout simplement différent.

    Nous ne devons jamais oublier que les Docmaëliens tués durant cette guerre  sont tombés pour la République et pour la liberté. Nous devons en leur honneur toujours nous lever contre toute restriction de cette liberté, sous toutes ses formes.

    Parce que la paix ne dépend que de nous, il faut continuer d’enseigner aux jeunes générations que la paix recule quand se renforce la haine de l’autre, quand le chacun pour soi est érigé en règle de vie, quand l’égoïsme de quelques-uns triomphe sur le malheur du plus grand nombre. La paix est compromise quand il n’y a plus la volonté de construire un monde de fraternité et de progrès.

    Cette paix nous la chérissons. Nous voulons la préserver mais elle ne doit pas nous faire oublier que le monde actuel n’est pas le monde pacifiste, libre et fraternel dont rêvaient les poilus en 1918. Les opérations de l’armée française au Mali, en Centrafrique et en Irak nous rappelle qu’il n’y a pas eu de Der des der.

    Face à ces nouveaux dangers, nous devons nous montrer solidaire, fraternel et comme notre poilu derrière moi nous devons nous montrer vigilant.

    Vive la République !

    Vive la France !

  • 14 juillet 2014

    Monsieur le conseiller général,

    Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,

    Mesdames et messieurs les élus,

    Monsieur le Présidents des anciens combattants,

    Monsieur le directeur de l’école publique,

    Monsieur le curé,

    Mesdames et messieurs,

    Chers amis,

    Le 14 juillet. La simple évocation de cette date réveille chez chacun d’entre nous une cohorte d’images colorées et de joyeux instants. Défilés, kermesses, bals, feux d’artifices, festivités sont les ingrédients les plus connus de notre fête nationale. Bien qu’il n’y ait plus guère aujourd’hui de ferveur patriotique et d’élan révolutionnaire dans cette commémoration de la prise de la Bastille.

    En nous rassemblant ici aujourd’hui à Saint-Domineuc devant notre monument aux morts, nous voulons montrer notre attachement aux valeurs fondatrices de la République.

    Le premier 14 juillet, c’est bien sûr celui de 1789. Ce jour-là, le peuple de Paris prit les armes aux Invalides, puis se dirigea vers la prison royale de la Bastille, symbole du pouvoir absolu. Après une fusillade il s’en empara et délivra les sept prisonniers qui y étaient enfermés. Cet acte qui passa presque inaperçu sur le moment, d’ailleurs on s’empressa de remettre en prison les 7 libérés, fut choisi par les révolutionnaires comme symbole du peuple brisant ses chaînes.

    Pourtant, la commémoration du 14 juillet 1789 fut rapidement abandonnée en 1791 et fut même interdite par l’empereur Napoléon Ier car considérée comme une fête subversive.

    Durant tout le 19e siècle, notre fête nationale a fait l’objet de débat passionnés jusqu’à ce que la IIIe république et Gambetta ne cherchent à enraciner, la République, dans l’esprit des citoyens. Il faut attendre la loi du 6 juillet 1880 pour que le 14 juillet devienne enfin la fête nationale de la République, notre fête nationale.

    Dans le contexte de la défaite de 1870, face à la Prusse, l’accent fut mis sur le caractère patriotique et militaire de cette manifestation. Mais elle se voulait aussi festive, ludique et populaire. Toutes les communes de France étaient concernées. La fête débutait par une retraite aux flambeaux le 13 au soir. Le lendemain, les cloches des églises ou les salves annonçaient les défilés, suivi d’un déjeuner, de spectacles et de jeux. Des bals et des feux d’artifice terminaient la journée.

    Nous sommes toujours heureux de perpétuer ces traditions républicaines à l’occasion du 14 juillet. Même si cette année nous n’aurons pas notre feu d’artifice à Saint-Domineuc, nous devons garder à l’esprit l’idéal que porte ces manifestations. Celui d’un humanisme généreux qui guide tous ceux qui croient en la République de la 1ère à la 5république.

    Car l’héritage que nous a légué la République se révèle un progrès social incontestable. Je pense tout d’abord, bien sûr, à la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais aussi à l’héritage de la IIe République : l’instauration du suffrage universel, la proclamation du droit au travail, l’abolition de l’esclavage, la liberté de presse et d’association. Je pense également à l’héritage de la IIIe République dont nous sommes redevables de l’instruction laïque, gratuite et obligatoire, de la séparation des Eglises et de l’Etat, et de la liberté syndicale.

    Ces acquis sociaux inaliénables seraient-ils aujourd’hui les nôtres, s’il ne s’était trouvé des femmes et des hommes qui, sous des gouvernements successifs et à travers des fortunes diverses, n’avaient été si fortement animés de ces idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité qui avaient inspiré et guidé nos aïeux de 1789.

    Certes non, et ces trois mots si généreux ne sont pas heureusement, pour les Français, une simple inscription sur le frontispice de nos mairies. S’ils expriment effectivement l’aspiration à un idéal universel, les valeurs qu’ils représentent sont, quant à elles, bien réelles, puisque c’est grâce à notre foi en elles et à leur mise en application que notre pays est une véritable démocratie. C’est précisément cela qu’évoque pour nous, aujourd’hui même, la célébration de notre 14 juillet.

    Bon 14 juillet, vive la République, vive la France.

  • 8 mai 2014

    Monsieur le Député,

    Monsieur le conseiller général,

    Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,

    Mesdames et messieurs les élus,

    Monsieur le Présidents des anciens combattants,

    Monsieur le directeur de l’école publique,

    Monsieur le curé,

    Mesdames et messieurs,

    C’est, en effet, avec émotion que je m’adresse à vous pour ma première prise de parole comme maire pour la célébration d’une commémoration patriotique dans notre commune.

    Le 8 mai 1945 est une date importante pour l’histoire de notre pays. Cette date est à la fois une fin et un début.

    Elle marque la fin de l’Allemagne nazie qui a fait subir à l’Europe une barbarie absolue avec son cortège de souffrances et ses millions de morts.

    Elle marque aussi  la fin d’une époque celle de l’Europe toute puissante, centre du monde, qui doit se reconstruire et décoloniser sous le patronage, pas toujours bienveillants, de deux nouvelles puissances les Etats-Unis et l’URSS.

    Ce 8 mai 1945 c’est aussi un début, une renaissance.

    Cette date marque la renaissance de la France républicaine et démocratique qui avait été abattue dans la tourmente du désastre de 1940. Cette France qui renait en 1945 est encore plus républicaine puisqu’elle inscrit la solidarité dans sa constitution par la création de la sécurité sociale. Elle est aussi plus démocratique puisque les femmes ont, enfin, le droit de vote.

    Ce 8 mai 1945 marque surtout le début de la plus grande période de paix que l’Europe ait connu. Grâce à la construction européenne et au rapprochement franco-allemand, notre continent, à la triste exception du conflit en ex-yougoslavie, n’a pas connu la guerre depuis 69 ans.

    Dans 15 jours, le 25 mai, nous allons aller voter justement pour envoyer nos députés aux parlements européens. Les instituts de sondage annoncent une abstention record.

    L’Union européenne a sa part de responsabilité dans ce désamour. Elle apparait trop souvent à nos concitoyens comme un vaste espace marchand mettant en concurrence les Européens en tirant nos salaires et nos droits sociaux vers le bas.

    Nos responsables politiques ont aussi une part de responsabilité dans cette abstention qui se dessine. L’Europe sert parfois d’excuse « Ce n’est pas nous c’est l’Europe » et parfois de bouc-émissaire « Tout est la faute de l’Europe ».

    Le 25 mai il faudra tout de même aller voter pour deux raisons :

    La première parce que les soldats dont les noms sont inscrits derrière moi sont tombés pour notre liberté de voter. Je rappelle d’ailleurs que pour la première fois les votes blancs seront comptabilisés et que nous avons désormais le choix de ne choisir personne.

    La seconde est la plus importante à mes yeux parce que quelles que soient les carences et les insuffisances de l’Union européenne,  la construction européenne a permis à plus de 3 générations de Français de ne pas connaître le deuil, les horreurs et les souffrances de la guerre.

    Je vous remercie.